Niry Jules, l’icône du web malgache s’en est allé

Niry Jules était un nom à retenir dans le monde du web malgache. Avec sobika.com, le site qu’il a fondé, il a révolutionné le monde du web malgache et des médias. La toile rend un ultime hommage à cette étoile du web, à cet entrepreneur « toujours jeunes » et dynamique.

Une légende ne meurt jamais. Avec le décès de Niry Jules Yves Ratsifandrihamanana à l’âge de 45 ans, ou Niry Jules pour les intimes, le monde du web malgache a perdu une étoile. Le fondateur de Sobika.com a tiré sa révérence vendredi 15 août à Paris, la ville française où il a fait son nom et son business. Qui pourrait croire qu’il s’en allait vite avec des tas de projets novateurs en tête. « Dans les cinq prochaines années, j’espère me voir aussi « jeune » qu’aujourd’hui ! En tous cas, toujours dynamique, avec beaucoup d’envie de créer, et surtout de réussite », déclarait-il dans une interview accordée à l’agence Redsakay en juillet 2013.

Terrassé par cette brusque disparition, la toile a fait un hommage unanime à ce jeune entrepreneur marqué par son dynamisme et son esprit d’innovateur. Hier, les témoignages de sympathies ne cessent d’inonder son compte Facebook.

« Niry Jules, tu faisais partie des Malagasy à la recherche permanente de l’excellence, en jonglant sur les moyens du possible, de l’imaginable, du temps et de l’espace. Tu faisais partie des Malagasy conquérants diffusant une dynamique et un lien autant dans la diaspora qu’à ton retour au pays. Tu es parti trop tôt mais ton exemple et tes réalisations restent comme modèles et références », témoigne un utilisateur de Facebook sur son compte.

« Je garderai de toi l’image d’un homme toujours souriant et chaleureux, la disparition d’une belle personne comme toi paraît injuste, je te souhaite une très belle vie dans l’au-delà », disait un autre.

Ce jeune entrepreneur a fait révolutionner le web et médias malgache. Durant les évènements politiques, en 2002 et 2009, son site sobika.com est devenu une référence pour les informations en temps réels des évènements politiques du pays. « Depuis Paris, les Malgaches sont au courant des évolutions de la situation politique du pays », se souvient une internaute.  « En 2009, les pro-Rajoelina et pro-Ravalomanana ne mâchent pas ses mots sur le forum de Sobika. Heureusement que la loi sur la lutte contre la cybercriminalité n’existait pas encore à l’époque », continue-t-elle.

En 2000, Niry Jules a fondé sobika.com avec un esprit de fédérer la diaspora malgache autour d’un espace communautaire. Le site a fait parler de lui. Le nombre de visiteurs afflue. « Je t’ai vu sur sobika », disait les gens après la publication de ses photos lors d’une soirée sur le site. « Sobika.com veut parler des malgaches qui se bougent dans tous les domaines : économique, sportif, politique, artistique », disait-il en 2010.

Cette même année, il a tout claqué. Il décide de rentrer au pays pour une autre aventure. Qui pourrait croire qu’un Malgache qui a réussit sa vie en Europe va claquer tout et décide de s’investir à Madagascar en pleine crise ? Il l’a fait, avec un esprit « toujours jeunes, comme il le dit souvent, l’a fait. « Ne m’appelez plus « Mr Sobika.com. La page est tournée », a-t-il avertit à ses amis sur Facebook le 29 mars 2011. Il rentre au pays pour fonder Watsa le magazine people et Madaclic, une agence de publicité sur internet. La fin d’une époque. « Après Sobika.com, voici officiellement, mon nouveau projet : Watsa ! Un magazine culturel distribué à Antananarivo pour le moment, dans un style  » A nous Paris » », annonçait-il sur Facebook en octobre 2011.

Su son compte Twitter, Gaëlle Borgia, journaliste freelance et correspondante de médias internationaux parle de lui comme « un confrère qui faisait avancer les medias 100% vita malagasy avec succès. Humble et vraiment sympa ».

Sympa ? Et oui, Niry Jules n’hésite pas à partager ses expériences, sa clé de réussite avec les autres.

En mai 2005, à l’occasion de la fête de l’internet, il a fait une conférence sur le commerce électronique devant des jeunes étudiants. Les abonnés du Cafetic Madagascar s’en souviendront à jamais de son intervention en avril 2013 sur le thème « comment se fait-on de l’argent sur/par internet à Madagascar ? ». Il n’hésite même pas une seconde à partager ses expériences personnelles où il a tout dit avec simplicité comment tirer profit avec un site internet. D’ailleurs que l’internet et webmarketing c’est son domaine de prédilection. Les conférences et séminaires sur les nouvelles technologies, il ne rate pas.

Il n’hésite pas à intervenir dans la presse pour des sujets touchants les nouvelles technologies. Combien de fois qu’il s’est exprimé dans ce magazine ? Mais il est aussi avant tout un grand fan de notre journal. Combien de fois qu’il a dit publiquement « qu’il appréciait le traitement de l’information de L’Express de Madagascar ». En avril 2011 sur son compte Facebook, il déclarait : « j’ai toujours dit que j’aimais L’Express de Madagascar ! Ils parlent de beaucoup de sujets différents». Avec sa disparition, la toile malgache a perdu une étoile.

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